Médecine et santé au travail, session 2023
Connaissances pratiques
- Session
- 2023
- Épreuve
- Connaissances pratiques
- Pages
- 3
- Questions
- 21
Code de spécialité au CNG : 23 — c’est sous ce numéro que le fichier est rangé dans leurs archives. Le document s’intitule « MEDECINE DU TRAVAIL » : c’est le nom que portait la spécialité à cette session.
Le sujet en texte
Transcription automatique du PDF, donnée pour la lecture et la recherche. La mise en page d’origine, les schémas et les images sont dans le document lui-même, ci-dessus.
Cas clinique 1 :
Vous recevez en visite périodique de santé au travail un jeune éleveur de 30 ans, salarié, réalisant de l’élevage bovin-lait (50 têtes) ainsi que de la transformation laitière fromagère. Il réalise comme culture uniquement du fourrage (culture pour l’alimentation du bétail), et n’utilise pas de produits phytosanitaires. Il a également une dizaine de poules pondeuses et 4 cochons.
Il n’a pas d’antécédent médical particulier, est non-fumeur, ne prend pas de traitement et pour mémoire, il a réalisé récemment un large bilan biologique dont sérologique (dans le cadre de la souscription d’un prêt bancaire) qui était normal. Il n’a pas l’opportunité de voyager.
L’hiver dernier une toux non productive s’est installée progressivement, sans quinte, ni dysphonie, et sans efficacité d’un traitement antibiotique probabiliste prescrit par le médecin généraliste.
Question 1
Citer les 4 hypothèses diagnostiques les plus probables au vu du contexte clinique et professionnel, sans préciser l’étiologie éventuelle.
Question 2
Quels éléments de l’interrogatoire recherchez-vous afin de progresser dans votre démarche diagnostique ?
Question 3
Citez deux caractéristiques auscultatoires associées au murmure vésiculaire que vous recherchez, et les orientations diagnostiques associées
Question 4
La radiographie pulmonaire montre un syndrome interstitiel. Quelle hypothèse diagnostique évoquez-vous?
Précisez les étiologies possibles chez ce travailleur agricole.
Question 5
Vous adressez le travailleur à un pneumologue pour bilan complémentaire. Quels examens complémentaires (et résultats associés) permettront conjointement d’obtenir une certitude diagnostique ?
Question 6
A long terme quel risque court ce travailleur pour sa santé, s’il poursuit son activité sans précaution particulière ?
Question 7
Comment initier une reconnaissance en maladie professionnelle ?
Question 8
Quelle conduite à tenir proposez-vous à ce travailleur sur le volet prévention et maintien en emploi ?
Question 9
Quelle conduite à tenir proposez-vous à ce travailleur sur le volet suivi médical ?
Cas clinique 2 Vous recevez à votre consultation Madame Patricia B, 38 ans, dans le cadre de son examen médical d’aptitude à l’embauche.
Elle ne vous signale aucun antécédent personnel ou familial. Elle consomme lors d’occasion festive des boissons alcoolisées et du tabac. Elle n’a actuellement aucun enfant. Elle vit en couple depuis plusieurs années dans une maison des années 50.
Sur le plan professionnel, elle a fait une formation de vitrailliste (maître verrier) avant d’exercer cette profession à son compte. Du fait de difficultés économiques, elle vient de se faire embaucher dans l’entreprise de rénovation d’art dont vous surveillez les salariés. Du fait de son activité antérieure en tant qu’indépendante, elle n’a bénéficié d’aucune surveillance médicale du travail.
Elle vous signale qu’elle a pu faire et de la création et de la rénovation de vitraux, et en particulier intervenir dernièrement dans la cathédrale de Paris. Elle vous décrit avec passion son activité.
Après découpe des pièces de verre, l’assemblage est effectué à l’aide de baguettes découpées aux bonnes dimensions et soudées ensemble. Il lui est arrivé d’appliquer des pigments comprenant du plomb en poudre dilués notamment dans de l’eau ou éventuellement de l’essence de térébenthine avant de les faire cuire au four à 500°C. Après séchage, un grattage est effectué selon les effets de couleurs souhaités.
En cas de rénovation, elle descelle manuellement les vitraux (burin). Après brossage, elle retire les baguettes oxydées à l’aide de pince pour leur remplacement. La rénovation effectuée par la dame se fait ensuite de la même façon que précédemment décrite (découpe des baguettes, assemblage, soudage, recouvrement du même type de peinture, cuisson, séchage, grattage).
Elle vous signale qu’elle n’a jamais eu besoin de faire de la gravure sur verre.
Question 1
A quels dangers est-elle susceptible d’être exposée au cours de son activité professionnelle ?
Question 2
Quelles sont les sources possibles d’exposition au plomb chez madame PB ?
Question 3
Quels éléments recherchez-vous à l’interrogatoire et à l’examen clinique ?
Question 4
Quels examens paracliniques prévoyez-vous et avec quelles modalités ou précautions à prendre ? Argumentez.
Question 5
Quel type de suivi, dans le cadre de la santé au travail, est à prévoir ? Argumentez.
Question 6
Quelles mesures de prévention générales conseillez-vous à Madame PB (ces mesures peuvent incomber à l’employeur mais la salariée doit les suivre) ?
Question 7
En ce qui concerne les conditions de travail, quelles sont les obligations de type administratif incombant à l’employeur ?
Question 8
En ce qui concerne les conditions de travail de madame PB, quels sont les moyens d’évaluation des risques pour l’employeur ?
Question 9
En ce qui concerne les conditions de travail, quelles sont les obligations de l’employeur dans le cadre de la gestion des risques ?
Question 10
Vous avez effectué une plombémie dans le cadre de la surveillance médicale que vous avez mise en place dont le résultat est le suivant : 140 µg/L (Valeur Limite Biologique proposée par l’ANSES en milieu de travail : 180 µg/L). Quelle interprétation évoquez-vous ? Détaillez votre réponse.
Question 11
Qu’envisagez-vous en cas de grossesse (conduite à tenir) ?
Question 12
Existe-t-il un dispositif spécifique dans ce cas ? Argumentez.
Ce que vaut cette spécialité
À la session 2025, 51 postes étaient ouverts en voie externe et 42 lauréats ont été nommés, laissant 9 postes sans titulaire. Voir la fiche de médecine et santé au travail.
Un sujet passé renseigne sur le format et le niveau attendu, pas sur les chances d’être reçu : le CNG ne publie ni le nombre de candidats par spécialité, ni les seuils, ni les notes.
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Document produit et publié par le Centre national de gestion, extrait de l’archive :
Le texte, la mise en page et les questions sont ceux du document original. Les images ont été rééchantillonnées pour l’affichage en ligne. Lorsqu’une image reproduisait un document clinique portant l’identité d’un patient — étiquette de console d’imagerie, bandeau d’ECG —, les nom et prénom ont été masqués ; les éléments cliniques de l’énoncé, eux, sont conservés.

