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Médecine et santé au travail, session 2025

Connaissances pratiques

Session
2025
Épreuve
Connaissances pratiques
Pages
5
Questions
5

Code de spécialité au CNG : 23 — c’est sous ce numéro que le fichier est rangé dans leurs archives.

Première page du sujet de Médecine et santé au travail, session 2025

C’est le sujet réel tombé à la session 2025, tel que le CNG l’a publié.

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Le sujet en texte

Transcription automatique du PDF, donnée pour la lecture et la recherche. La mise en page d’origine, les schémas et les images sont dans le document lui-même, ci-dessus.

Question 1

Expositions aux rayonnements ionisants en milieu hospitalier Monsieur H., 48 ans, manipulateur en électroradiologie médicale dans un hôpital, consulte en médecine du travail pour un bilan annuel. Il travaille depuis 30 ans dans un service de radiologie interventionnelle. Il porte systématiquement son dosimètre passif. Il utilise quotidiennement des sources de rayonnements ionisants dans le cadre d’examens, essentiellement des scanners et des

angiographies. Vous récupérez les données de dosimétrie « poitrine » passive, qui sont de 12 mSv/an, ne dépassant pas la limite réglementaire. Il signale une fatigue persistante et des céphalées depuis quelques mois. Dans ses habitudes de vie, il déclare un tabagisme à 8 paquets-année, sevré depuis 25 ans, et une consommation moyenne d’un verre d’alcool par semaine. Il n’a pas d’antécédent personnel ou familial de cancer.

1. Quels sont les effets possibles des rayonnements ionisants sur la santé ?

2. Vous disposez d’une dosimétrie individuelle « poitrine » passive à 12 mSv/an.

Interprétez ce résultat au regard des valeurs limites réglementaires et précisez le classement (A/B) probable de M. H.

3. En radiologie interventionnelle, la dosimétrie “poitrine passive” est-elle suffisante ?

Veuillez argumenter votre réponse notamment concernant les modalités de surveillance ?

4. Citez les mesures d’optimisation et de prévention les plus efficaces pour réduire l’exposition des travailleurs en radiologie interventionnelle.

Question 2

Troubles musculosquelettiques (TMS) chez une opératrice de caisse Madame T., 45 ans, droitière, est opératrice de caisse dans une grande surface depuis 9 ans. Elle vient en consultation à sa demande pour des douleurs des deux épaules depuis 6 mois. Les symptômes s’aggravent en fin de journée et s’accompagnent, la nuit, de picotements dans les trois premiers doigts des deux mains, mais principalement à droite. Elle travaille à temps plein (horaires

variables), en position assise, sur une caisse enregistreuse équipée d’un scanner manuel qui implique une répétition des mouvements de préhension des mains et d’abduction des épaules.

Pendant les heures de pointe, elle ne peut pas faire de pause. Madame T. n’a pas encore consulté son médecin ni bénéficié d’arrêt de travail pour ces symptômes. Elle pense que ces symptômes sont en lien avec son activité professionnelle et vous interroge sur la possibilité d’une reconnaissance en maladie professionnelle. Madame T. présente pour principaux antécédents, un diabète de type 2 non insulinodépendant et une hypothyroïdie substituée.

1. Quels sont les facteurs de risque de troubles musculosquelettiques sur le poste de travail de Mme T. ?

2. Quels sont les bénéfices pour Madame T. d’obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle ?

3. Vous suspectez une tendinopathie de la coiffe des rotateurs et un syndrome du canal carpien chez Madame T. Pensez-vous qu’elle puisse être reconnue en maladie professionnelle selon le Tableau 57 joint en annexe ? Justifiez votre réponse.

4. Madame T. sera finalement opérée de l’épaule droite avec des suites opératoires simples. Après une rééducation bien menée, une reprise du travail est envisagée.

Son médecin traitant lui a conseillé de vous (son médecin du travail) rencontrer dans le cadre d’une visite de pré-reprise. Quelles propositions suggérez-vous en vue de favoriser un retour au travail protecteur ?

Question 3

Exposition à l’amiante et surveillance post-professionnelle Monsieur. Y., 60 ans consulte pour sa visite de fin de carrière en médecine du travail. Il a travaillé pendant 40 ans comme calorifugeur dans le bâtiment et a été exposé à l’amiante entre 1985 et 2025.

Il n’a pas eu de suivi médical régulier. Il n’a pas de symptôme respiratoire actuellement. Il a fumé 15 paquets-année, et a arrêté son tabagisme il y a 10 ans.

1. Dans le cas de monsieur Y., quels sont les risques pour la santé d’une exposition passée à l’amiante ?

2. Quels conseils et documents allez-vous donner à Monsieur Y. au cours de cette consultation ?

3. Dans le cas de Monsieur Y., quel sera le suivi post-professionnel proposé ?

4. Quel est le niveau d’exposition à l’amiante de Monsieur Y ? Justifier ?

Question 4

Exposition aux risques biologiques en milieu de soins Madame B., 31 ans, est infirmière en service de réanimation. Elle consulte en médecine du travail après un accident d’exposition au sang (AES) survenu il y a 48 heures. La patiente source est séropositive pour le VIH et le VHC avec une charge virale détectable pour le VIH. L’accident s’est produit lors d’une prise de sang (piqûre avec une aiguille creuse) alors que Madame B portait des

gants et avait respecté les précautions standard. Madame B n’a pas d’antécédent médical particulier.

1. Quelle est la conduite à tenir dans les suites immédiates de l’AES ?

2. Quel suivi biologique chez cet agent est à mettre en œuvre en ce qui concerne le VHC ?

3. Quel suivi biologique chez cet agent est à mettre en œuvre en ce qui concerne le VIH ?

4. Quel est le suivi biologique en ce qui concerne le VHB si l’agent a un taux d’anticorps anti HBs connu à 70 mUI/mL et un schéma de vaccination complet ?

Question 5

Dermatose professionnelle liée aux produits chimiques chez une coiffeuse Mademoiselle M, 29 ans, coiffeuse depuis 9 ans, consulte pour des lésions cutanées prurigineuses et érythémateuses sur les mains et les avant-bras, évoluant depuis 3 mois. Les symptômes s’aggravent après le travail et s’améliorent légèrement pendant les week-ends. Elle utilise quotidiennement des teintures pour les cheveux, des décolorants, des shampoings. Elle porte

systématiquement des gants en latex lors des colorations, mais moins fréquemment pour les autres tâches. Elle se lave fréquemment les mains à l’eau et au savon au cours de la journée

1. Quels sont les principaux agents chimiques responsables de dermatoses professionnelles chez les coiffeuses ?

2. Quels sont les diagnostics les plus probables et quels arguments cliniques l’étayent ?

3. Quel bilan diagnostique proposez-vous pour confirmer l’origine et identifier l’agent causal ?

4. Quelles mesures de prévention recommandez-vous ?

Ce que vaut cette spécialité

À la session 2025, 51 postes étaient ouverts en voie externe et 42 lauréats ont été nommés, laissant 9 postes sans titulaire. Voir la fiche de médecine et santé au travail.

Un sujet passé renseigne sur le format et le niveau attendu, pas sur les chances d’être reçu : le CNG ne publie ni le nombre de candidats par spécialité, ni les seuils, ni les notes.

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Document produit et publié par le Centre national de gestion, extrait de l’archive :

Le texte, la mise en page et les questions sont ceux du document original. Les images ont été rééchantillonnées pour l’affichage en ligne. Lorsqu’une image reproduisait un document clinique portant l’identité d’un patient — étiquette de console d’imagerie, bandeau d’ECG —, les nom et prénom ont été masqués ; les éléments cliniques de l’énoncé, eux, sont conservés.