Trois questions distinctes se posent avant toute inscription : de quelle voie relève-t-on, sur quelle liste s’inscrit-on, et combien de tentatives restent disponibles. Les deux premières ne se choisissent pas — elles se constatent.
La voie : externe ou interne
La voie dépend de l’exercice en France, pas d’une préférence. Elle détermine le contingent de postes, le format de l’épreuve et les pièces à fournir.
Voie externe
Les praticiens qui n’exercent pas encore en France, le plus souvent candidats depuis l’étranger.
Ce qu’il faut pouvoir prouver
—Un diplôme permettant l’exercice de la profession dans le pays où il a été obtenu.
—Un diplôme de spécialité correspondant à la discipline choisie.
—Une maîtrise suffisante du français, sauf pour les ressortissants d’un État dont le français est langue officielle.
Voie interne
Les praticiens déjà en fonction dans un établissement de santé français, sous condition d’exercice.
Ce qu’il faut pouvoir prouver
—Les mêmes diplômes que la voie externe.
—Une attestation d’exercice cosignée par le chef de service et le président de la commission médicale d’établissement.
—Un titre justifiant l’éligibilité : attestation permettant un exercice provisoire, autorisation d’exercice outre-mer, ou deux années de fonctions rémunérées à temps plein dans la profession au cours des trois années précédant l’inscription.
Les postes ouverts et le nombre de lauréats diffèrent fortement d’une voie à l’autre : voir les chiffres comparés.
La liste : A ou B
C’est la distinction la moins visible de la procédure, et celle qui change le plus de choses après les résultats. Elle sépare un concours d’un examen.
Liste A
Les candidats titulaires d’un diplôme obtenu hors de l’Union européenne, sans autre condition de statut.
C’est la liste du concours proprement dit. Les lauréats s’imputent sur le nombre de postes ouverts par l’arrêté, et relèvent de la bourse à l’emploi du CNG pour leur affectation.
Liste B
Les candidats remplissant les conditions de la liste A et bénéficiant en outre d’un statut de protection accordé par la France : réfugiés, apatrides, bénéficiaires de l’asile territorial ou de la protection subsidiaire, ainsi que les Français ayant regagné le territoire à la demande des autorités.
C’est un examen, pas un concours : les lauréats ne s’imputent pas sur le contingent de postes. Ils ne passent pas par la bourse à l’emploi et doivent transmettre eux-mêmes au CNG un engagement d’accueil établi par un établissement.
Les chiffres publiés sur ce site ne comptent que les lauréats de la liste A, seuls imputables sur le contingent de l’arrêté. Pourquoi, et ce que ça change.
Le nombre de tentatives : 4 au maximum
Nul ne peut se présenter plus de 4 fois aux épreuves de vérification des connaissances. La limite est fixée par l’article L. 4111-2 du code de la santé publique.
Le décompte ne part pas de la première tentative, mais de la session 2021 : les sessions antérieures ne sont pas comptées. À ce jour, les sessions décomptées sont 2021, 2023, 2024, 2025. Un candidat qui s’est présenté à 4 d’entre elles ne peut pas s’inscrire à la session 2026.
Il n’y a pas eu de session en 2022 : elle ne manque pas au décompte, elle n’existe pas.
Vérifiez à la source
La recevabilité d’une candidature s’apprécie sur pièces par le Centre national de gestion. Les conditions ci-dessus sont celles des textes ; elles ne préjugent pas de l’examen d’un dossier particulier.
Seuls les textes publiés au Journal officiel et les documents du Centre national de gestion font foi. postes-evc.fr n’est affilié ni au CNG ni au ministère chargé de la santé, ne délivre aucune autorisation d’exercice et ne constitue pas un conseil individuel.